Les ruines de São Miguel das Missões
17 juillet 2012, Maravilha – Peuplé de 3 000 habitants, le village de São Miguel das Missões est la porte d’entrée pour découvrir les ruines les mieux préservées des missions jésuites au Brésil. Un détour de plus de 300 km pour admirer São Miguel Arcanjo, un lieu historique important.
HISTORIQUE DES MISSIONS JÉSUITES AU BRÉSIL
1608 : Une poignée de jésuites espagnols s’évertuent à convertir le peuple indigène Tupi-Guarani en fondant des missions. Fait intéressant et important, les moines s’appliquent à conserver la culture et la langue des indiens. Cela se traduit par une expérience religieuse, économique et socioculturelle sans précédent dans l’histoire de ces peuples.
1687 : Indiens et jésuites s’établissent à São Miguel Arcanjo, après deux tentatives dans d’autres lieux.
Vers 1720 : Les missions jésuites connaissent leurs apogées avec 30 communautés représentant plus de 150 000 indiens s’épanouissant le long du Paraguay, de la Bolivie, de l’Argentine et du Brésil.
1735 : Début de la construction de l’église de São Miguel Arcanjo, d’inspiration baroque par l’architecte italien Gian Battista Primoli également moine jésuite.
1750 : 6900 personnes vivent à São Miguel Arcanjo. Le traité de Madrid place les missions sous le contrôle du gouvernement portugais. Les indiens Tupi-Guarani ne sont plus protégés contre l’esclavage.
1756 : Une armée hispano-portugaise attaque les missions et cette expérience sociale unique se termine de manière tragique.
9 décembre 1983 : Le site de São Miguel Arcanjo est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco.
QUELQUES RENCONTRES
Dans le cadre de la réalisation de notre documentaire sur le Brésil, nous faisons une entrevue filmée avec l’historien du musée, Diego Luiz Vivian. Très intéressant pour mieux comprendre l’importance de ce lieu historique. Merci également à Fabiano Venturotti, chef de service du Musée qui parle français et qui nous a accompagné lors de cette entrevue.
Avant de quitter le site archéologique, nous faisons connaissance avec unes des seules personnes du village parlant français, portugais et un peu guarani! Zoé Parisot, 23 ans et originaire de Metz en France, est ici depuis deux mois pour un stage en tourisme communautaire. Dans la soirée, elle partage avec nous ses connaissances et son expérience de São Miguel das Missões. Elle nous mentionne qu’aujourd’hui il y a peu de Tupi-Guarani vivant encore dans la région. En peuple nomade, leur nombre varie entre 100 et 200 personnes. Lorsqu’ils sont sur le territoire, ils vivent à 30 kilomètres de São Miguel das Missões, à Aldeia Alvorecer (Koonju en langue guarani) dans un territoire qui leur est réservé.
Le lendemain, deux choix s’offrent à nous pour rejoindre Entre-Ijuis, la route asphaltée ou un chemin de terre. Malgré la pluie menaçante, nous prenons le chemin le plus court, celui de terre!




Obrigado pela visita e divulgação de nossa história.
Fabiano Venturotti – Museu das Missões